| Titre : | Le Grand nocturne ; Les Cercles de l'épouvante : nouvelles |
| Auteurs : | Jean Ray, Auteur ; Jean-Pierre Bours, Préfacier, etc. ; Jacques Carion, Éditeur scientifique |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | Actes sud, 1989 |
| Autre Editeur : | [Bruxelles] : Labor |
| Collection : | Babel (Arles), ISSN 1140-3853, num. 10 |
| ISBN/ISSN/EAN : | 2-8040-0431-7 |
| Format : | 357 p.-[8] p. de pl. / couv. ill. / 18 cm |
| Note générale : | Bibliogr., 1 p. |
| Langues: | Français |
| Index. décimale : | 843 (Fiction - Littérature des langues romanes. Littérature française) |
| Tags : | littérature belge ; 20ème siècle ; Fantastique ; nouvelles |
| Résumé : |
Publiés en 1942 et 1943 aux Auteurs Associés, Le Grand Nocturne et Les Cercles de l'épouvante amorcent une période faste pour Jean Ray, où il trouve une reconnaissance de son talent d'écrivain à part entière.
D'un côté, Jean Ray tente de dire le pire, par l'excès et la violence. Il développe une esthétique de l'épouvante allant chercher plus loin que les scènes classiques de la terreur grâce à une dimension métaphysique. De l'autre, il introduit l'hésitation, le doute, l'erreur de perception qui semblent relativiser la manifestation de l'épouvante. Pour ce faire, Jean Ray mêle à l'inspiration populaire, avec ses thèmes et ses codes narratifs, des références et une manière de raconter plus littéraires, ce qui est sans doute pour une grande part dans l'originalité de son œuvre. Le Grand Nocturne et Les Cercles de l'épouvante explorent les rapports entre les mondes naturels et surnaturels. Les thèmes du fantastique – le temps, l'espace, la perturbation des catégories de la perception – y sont traités de manière extrêmement complexe. À cela s'ajoute une dimension essentielle de l'œuvre de Jean Ray : les interdits de la loi divine. Note sur la présente édition Le Grand Nocturne : 1. Le Grand nocturne, également dans "25 meilleures histoires noires et fantastiques" (25 MHNF) 2. Les Sept châteaux du Roi de la Mer 3. Le Fantôme dans la cale 4. Quand le Christ marcha sur la mer (également dans "25 MHNF") Les cercles de l'épouvante : 1. Liminaire : les Cercles 2. La main de Goetz von Berlichingen (également dans "25 MHNF") 3. L'assiette de Moustiers (également dans "25 MHNF") 4. Le cimetière de Marlyweck (également dans "25 MHNF") 5. L'homme qui osa (également dans "25 MHNF") 6. L'auberge des spectres (également dans "25 MHNF") 7. L'histoire du Wûlkh (également dans "25 MHNF") 8. Le miroir noir (également dans "25 MHNF") 9. Fin : Hors des Cercles Annexes : 1. La ruelle ténébreuse 2. Le psautier de Mayence (également dans "25 MHNF" et la Croisière des ombres) 3. Le dernier voyageur 4. Dürer l'idiot Postface Éléments biographiques Repères bibliographiques =================================== Le grand nocturne (1942) et Les cercles de l'épouvante (1943) ont paru au cœur de la Deuxième Guerre mondiale durant l'occupation de la Belgique, période d'intense activité pour Jean Ray. En plus de ces deux recueils de " récits d'épouvante ", l'écrivain gantois publie – presque simultanément – ses deux grands romans : La cité de l'indicible peur (1943, réédité par Alma, mai 2016) et Malpertuis (1943, réédité par Alma, en mai 2017). À vrai dire, la guerre n'a pas d'influence directe sur celui que l'on, commence alors à surnommer " l'Edgar Poe belge ". Emprisonné à Gand de 1926 à 1929 pour des malversations boursières, ruiné, Jean Ray doit survivre durant les années 1930 en publiant une multitude d'articles en tous genres, des récits fantastiques et les quelques cent fascicules de la série Harry Dickson. De surcroît son superbe recueil de contes et récits, La croisière des ombres (1932) a connu l'échec. Plus que jamais enfermé dans Gand comme dans un cercle étouffant, l'écrivain n'en poursuit pas moins la taille de ses diamants noirs, malgré l'obligation de fournir des travaux alimentaires. Durant l'Occupation, l'édition belge se trouve à son tour dans un " cercle " oppressant, ses liens devenant difficiles avec Paris et prohibés avec les pays anglo-saxons. Seule la presse collaborationniste offre de l'espace : Jean Ray y publie beaucoup, sans se référer à la politique ni aux idéologies du moment, plus que jamais enfermé dans son univers très peuplé, à rebours d'une réalité elle-même très sombre. Ces deux recueils, tous deux rigoureusement construits, se répondent : angoissantes étrangetés dans les aventures fantastiques du Grand nocturne, avec une incroyable virtuosité des intrigues ; poésie de la peur, des réminiscences, des prémonitions et des souvenirs douteux dans Les cercles de l'épouvante à l'image d'une jeune sorcière : la petite Lulu, la fille de l'écrivain, sous l'égide de laquelle le livre est placé. Plus que jamais l'effroi voisine, chez Jean Ray, avec l'humour et le paradoxe. |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 2103 | FQ RAY G | Roman | Bibliothèque | Fantastique | Libre accès Disponible |


